Témoignages
Ce sont des impressions personnelles sur la pratique, sur les cours et sur les stages, recueillies et rassemblées depuis quelques années. Les lignes sont laissées telles qu’elles ont été transcrites, afin de refléter au mieux la pensée de chacun. Elles permettent d’illustrer les différentes facettes de la pratique. Si elles pourraient écarter quelques doutes passagères, élargir l’horizon, apporter un encouragement dans la progression et la recherche de chacun, son but est largement atteint.
Cet espace deviendrait plus riche grâce à vous. Il est à vous et pour vous.
A vos plumes !
Retour sur le stage de CHANSIJING, l’enroulement de la soie.
Je souhaite à travers ces quelques lignes faire part de mon appréciation personnelle concernant le stage de CHANSIJING, dirigé par D.S Krinstanto CHEN, du 1 au 3 novembre 2002 à EAUBONNES.
Je pratique les arts martiaux chinois depuis une vingtaine d'années et suis particulièrement attaché aux styles internes. Le programme proposé durant ce stage fut très intéressant et particulièrement adapté aux principes techniques et énergétiques du TAIJIQUAN de style CHEN. Pratiquant depuis quelques années la forme Hunyuan des 24 mouvements, j'ai pu au travers des exercices de CHANSIJING, retrouver toute l'essence de cette forme.
Notamment la précision des mouvements, la finesse, la détente et les spirales qui fondent l'approche du travail énergétique spécifique enseigné par Maître FENG.
L’instructeur a su mener à bien cette session de stage par un enseignement précis et rigoureux, tel quil l'a reçu du Maître FENG. Nous n'avons pas chômé…
L'excellente ambiance entre tous les participants, l'immense sympathie des stagiaires hollandais ont fortement contribuées à la réussite de ce stage. Un grand merci également à LAC LE MY et aux dirigeants de l'association qui nous ont chaleureusement accueilli à ce stage.
Amitiés à tous et bonne pratique de "l'enroulement de la soie"
BRUNO R.
C’est avec un réel plaisir que je reviens chez moi ce soir. J’ai encore la tête pleine de souvenirs de ces 3 jours de stages. J’ai vécu des moments inoubliables. Les rencontres avec des gens merveilleux et simples… se retrouver tous les matins pour pratiquer…
Le contenu du stage et la qualité des gens qui s’y trouvaient… l’accueil au centre et la qualité de l’hôtellerie… l’accueil de l’Association et la gentillesse de ses dirigeants… l’abnégation et le dévouement discret mais efficace des membres, qui nous ont abreuvé et nourri tout le long du stage, de thé et de gâteaux « Maison »… Merci du fond du cœur pour votre générosité et votre gentillesse.
Je sais, en parfaite connaissance de cause, comme il est difficile d’organiser et de gérer un stage, et la dose de patience et d’abnégation qu’il faut déployer pour satisfaire au mieux des insatisfaits d’avance, et les éternels mécontents, mais il faut passer outre et ne pas se préoccuper de la race des râleurs et des ‘il y a qu’à’ ou ‘y avait qu’à’ !!! Bravo, merci encore et à la prochaine !
Concernant le contenu du stage, j’aurais le même enthousiasme et le même plaisir à en parler. Ce fut parfois très dur physiquement, car la répétition de certains mouvements était difficile, mais quel plaisir de décortiquer, de détailler, d’approfondir et ainsi s’imprégné et s’enrichir, pénétrer en profondeur et atteindre des moments privilégiés pour ne se préoccuper que de la justesse de l’application et des bienfaits qui en découlent. Se retrouver, comme le compagnon, heureux et fier du travail accompli et bien fait. (C’est le compagnon du bâtiment qui parle !)
OUI ! OUI ! OUI ! J’ai vécu un sacré moment et ne suis pas prêt de l’oublier, mon enthousiasme peut paraître démesuré, et c’est tant pis pour les incrédules, mais au fond de moi je sais que tout simplement de la sincérité, et une façon aussi de dire encore merci, aux organisateurs et aux animateurs.
Laurent D. (2004)
Ayant atteint l’âge de la retraite, je décide de cesser mes activités professionnelles en Octobre 2000. Depuis longtemps, mon emploi du temps était bien défini et j’avais prévu, notamment, de refaire du sport que j’avais arrêté depuis plusieurs années ; le rythme de mon travail étant incompatible avec une pratique sportive sérieuse.
Cependant, il n’était plus question de me remettre à l’athlétisme ou au basket-ball ! Et quel club choisir ? Nouvelle habitante du 12ème arrondissement de Paris, j’ai eu la connaissance de la « Camillienne » par le bouche à oreille. Mais, quelle discipline choisir ? Les différentes formes de gymnastique proposées ne me tentaient nullement ; soit elles sont destinées aux personnes âgées n’ayant jamais pratiqué de sport et considérant le cours comme une rencontre où l’on peut échanger les nouvelles, bavarder, soit elles ne font travailler que certaines parties du corps. Au moment de l’inscription, j’ai entendu parler de deux disciplines : le Qigong et le tai chi chuan. Je ne connais ni l’une, ni l’autre. Gros problème, je suis atteinte, depuis Mai 2000, d’une dystonie (torticolis spasmodique) et je ne sais pas si la pratique de l’une ou l’autre ou des deux disciplines n’est pas contradictoire. Seule, l’instructrice de ces deux disciplines peut me donner son avis. J’ai rencontré Madame Le My Lac, présidente du Centre Hunyuan France, qui enseigne le Qigong et le Tai chi chuan style Chen (style originel) à La Camillienne.
Ses explications et ses conseils me permirent de choisir le tai chi chuan et de m’inscrire à la session de ses cours en Septembre 2004.
Chaque cours débute par quelques mouvements de Qigong qui permettent le retour sur soi-même et en soi-même, d’évacuer toute contraction, toute énergie négative. Durant le 1er trimestre de la 1ère année, ces moments des cours furent très difficiles et très pénibles ; tout mon corps intérieur refusait cette intrusion et se défendait à un point tel que mon corps extérieur se contractait, quelquefois douloureusement. Il me fallait être opiniâtre et volontaire. Puis, il y eut comme un déclic, une acceptation intérieure, une petite brèche intérieure s’ouvrait me permettant de me relaxer. A partir de ce moment, je pus commencer à exercer ces mouvements en dehors des cours. L’interruption des cours durant les vacances d’été s’est fait ressentir ; le besoin se manifestait.
Dès le début de la 2ème année, cette sensation d’ouverture intérieure fut ressentie, encore un peu plus grande, et je constate l’évolution et l’acceptation au fur et à mesure, même si, parfois, certains blocages sont encore bien présents.
Pouvoir faire le chemin intérieur en partant du sommet du crâne, passer par le visage, le cou, les épaules, les bras, tout le corps pour arriver à la plante des pieds, pratiquer la respiration interne ventrale, sentir l’énergie envahir tout ce chemin jusqu’aux extrémités des membres, procure un bien-être que j’ai bien du mal à décrire. Au besoin s’ajoute la nécessité de pratiquer.
Chaque mouvement de tai chi chuan est décortiqué, appris lentement, afin de bien en comprendre et en saisir le sens et le but. Il nécessite la mobilisation complète du corps extérieur et intérieur, de tous les membres, y compris le regard, de toute l’énergie accumulée lors des mouvements précédents. Au début, je sentais que l’exécution était gauche, imprécise, inachevée. Il me manquait quelque chose : l’harmonisation interne et externe des mouvements. Faire intérieurement le mouvement que je vais exécuter extérieurement ; c’est ce que je commence à ressentir au début de la 2ème année. Sentir jusqu’au plus profond de soi-même le mouvement exécuté procure, là aussi, une sensation de bien-être interne et externe. Un équilibre est en train de s’instaurer.
Je dois aussi mentionner que certains mouvements (dans leur exécution gestuelle) de Qigong et du Taiji quan ressemblent beaucoup à ceux que je dois pratiquer en rééducation. Je peux donc, à la fois, prolonger ma rééducation et équilibrer mon corps physiquement et mentalement.
La pratique de cet art martial interne a donc, pour moi, un double intérêt et revêt un caractère de nécessité ; de plus, c’est devenu une joie ce qui n’est pas négligeable. PS : aujourd’hui (Mai 2006), durant les mouvements de purification des deux derniers cours, j’ai ressenti un déblocage complet des muscles du cou et des épaules ; ayant les yeux fermés, j’avais la sensation que ma tête avait tendance à reprendre une position normale. Je ne sais pas si je constaterai les mêmes effets lorsque je ferai seule les exercices, car, en ce qui me concerne, la voix du professeur est un guide très important et a un impact très profond.
F Depuis bientôt 3 ans, je me trouve en perpétuelles découvertes ; d’incompréhension au début, je suis passée en phase d’étonnement, et maintenant j’en suis à la période de la découverte de la compréhension.
C’est à la fois très curieux, très étonnant et très agréable, et quelquefois, j’ai un peu peur de certaines sensations ; là, j’échange mes impressions avec mon professeur pour me remettre sur la bonne voie si je me déroute ou si je divague.
Mais, je suis tenace, j’ai confiance et je continue.
A.T (09/2006, + 3 ans de pratiques)
J’ai donc découvert un sport complet que je pratique à mon rythme et m’apporte détente, concentration, souplesse et équilibre. Une sensation ‘aérienne’.
Cette discipline me fascine, merci de nous le transmettre avec autant de sérieux et de professionnalisme.
C.B (06-2005, + 2 ans de pratique)
J’ai découvert le Taï chi chuan depuis un peu plus d'un an. Ce sport qui recentre les énergies, permet un travail intérieur et une maîtrise de soi avec les gestes lents et harmonieux.
Cela m'aide beaucoup dans les exigences de la vie professionnelle et de tous les jours. Le samedi 18 Juin 05, la conférence organisée à La Camillienne m'a permis de connaître les origines du Taï chi et j'ai été heureuse de faire partie intégrante du groupe qui a assuré la deuxième phase de la démonstration
N.D (06-2005)
J’ai subi une ablation du sein droit suite à un cancer.
Après l’opération, j’ai gardé un bras sans force, extrêmement sensible aux contacts : des fourmillements et des picotements très désagréables.
Suite aux avis favorables du médecin, en Septembre 2005, j’ai commencé à suivre une fois par semaine un cours de Taiji quan à Créteil, adapté aux Séniors, organisé au sein de la Fédération des retraités sportifs.
Durant les vacances de Décembre, je me suis aperçue que j’avais réussi à étendre un drap au dessus de la baignoire, à ma grande surprise ! J’avais récupéré la souplesse de mon épaule et je pouvais tourner le bras comme autre fois, et toutes les sensations désagréables ont disparues.
Je vous laisse imaginer le bonheur.
P. R. (Créteil, 05-2006)
Je suis professeur de Chimie et aussi inspecteur d’environnement. Mon travail consiste aux contrôles de l’industrie lourde pour le gouvernement Néerlandais dans la région Overijssel (à l’Est du Pays-Bas).
En 1999 j’ai commencé le Taiji quan style Yang. Ma première motivation était surtout d’obtenir une bonne santé. Il me manquait de condition physique, de souplesse et surtout je souffrais de maux de tête contre lesquelles j’utilisais des médicaments.
Avant de pratiquer le Taiji quan, je faisais de Judo (8 ans) d’escrime (4 ans), de méditation (6 ans) et un peu d’Aïkido (1,5 ans). Après un an de Taiji quan style Yang, je recherchais quelques choses de plus martiales et d’avoir un travail interne en qigong.
C’était la raison pour laquelle j’ai commencé en 2000 le Taiji quan style Chen de l’école Hunyuan. Au début c’était très dur de calmer mon esprit et en même temps de coordonner les mouvements de mon corps. Il m’est arrivé de vouloir m’arrêter l’entraînement. Mais en même une amélioration de mon état de santé commence à se faire sentir. Un an après, faire quotidiennement les exercices ne pose plus de problème. Ma pensée et mon physique commencent à mieux s’accorder. Du coup, mes mouvements sont plus coordonnés.
Pour moi, le système Hunyuan du Master Feng est un voyage plein des petites et grandes découvertes. Parfois le voyage est frustrant parce que mon niveau semble trop limité et je sais que j’utilise trop de force dans mes mouvements, surtout quand j’essai de pratiquer les applications martiales avec un partenaire. Quelques fois, le voyage est formidable et on découvre des nouvelle dimensions dans le corps, des sensations dont on ne peut ni écrire ni parler, mais qui sont une réalité pour moi. Après cinq années de pratique, le résultat est que je ne suis presque plus malade, je n’utile plus de médicaments, mon corps est plus souple et le stress a moins de prise dans ma vie au quotidien.
Je sais qu’il y a encore beaucoup à découvrir et à apprendre et que le voyage ne serait jamais fini. Je désire et j’espère pouvoir continuer le Taiji quan toute ma vie.
«K.M a un MST (bac +4) des techniques d'environnement et une formation dans la Fonction Public. Il avait aussi une formation pour professeur de chimie au niveau collège et premières années de lycée Néerlandaise »
J ai commencé les sports de combat à l’âge de 18 ans. Tout d’abord j ai pratiqué du Karaté kyokushin, puis par la force des choses j ai fait du Kick Boxing pendant prés de10 ans.
Aujourd’hui je pratique l’Arnis et le Taiji quan.
Dans la pratique des sports de combat, j ai toujours recherché, ce que beaucoup d’entre nous appelons « l’efficacité ». De par mon activité professionnelle être efficace était une nécessité. Pour cette raison, je me suis tourné vers des formes externes assez dures. A mon sens pratiquer un sport de combat s’était acquérir des techniques de combat et pouvoir les exprimer artistiquement, mais surtout, la volonté de supprimer les inégalités physiques entre les individus (je parle de force physique pure). En effet, face à un adversaire quel qu’il soit, la force physique est un critère déterminent. Bien sûr le combattant doit gérer d’autres paramètres. Ainsi j ai toujours recherché dans la pratique à pouvoir m’adapter à des individus plus forts que moi. Cette quête m’a conduit à aller plus loin dans mes attentes, dans la pratique d’un sport de combat. Au fil des années, je me suis tourné vers les arts martiaux, dans le but de pratiquer mais aussi de rechercher, d’approfondir et de comprendre l’art du combat. Donc je me suis intéressé aux formes internes. Dans les pratiques externes, je suis plus à même de me diriger vers ce que je recherche. Avec le temps, il est possible de se faire une idée précise des différents sports de combat, malgré, l’existence d’une multitude de disciplines. Plus grande est la difficulté pour s’orienter vers les formes internes, espace totalement inconnu pour moi. Or, à mon sens développer l’énergie interne du corps constitue la différence majeure entre le sport de combat et l’art martial. Car je pense qu’il y a un travail de recherche à effectuer pour comprendre la quintessence d’une pratique interne. Il est vrai que certaines formes externes permettent d’acquérir plus facilement et plus rapidement un bagage technique. Cependant, dans une pratique interne, il est possible d’aller encore plus loin, notamment, gommer les différences physiques entre les adversaires. Même si ce travail représente un travail de longue haleine. C’est en voyant certains pratiquants, faut-il encore avoir la possibilité d’en rencontrer, que je me suis intéressé aux formes internes. De plus j’avais l’impression de ressentir certaines choses en moi (choses que je ne peux m’expliquer) qui allaient dans le sens d’une pratique interne. Je situe mon propos dans le domaine du ressenti. Mais parallèlement, la conscience d’un certains nombres de blocages qui m’empêchaient d’exprimer mes ressentiments, de m’exprimer tout simplement à dans mes pratiques martiales. J’avais et j’ai toujours d’ailleurs, même si elle est moindre aujourd’hui une frustration lorsque je pratiquais un sport de combat. Une incompréhension se crée en moi, ce qui me stimule d’approfondir ma quête. Et donc en voyant certains pratiquants mettre autant de « choses » dans l’accomplissement de leur geste, a suscité chez me une forme de réponse. C’était la clé qui me permettrait de me redécouvrir, de m’épanouir dans ma pratique. Je pense qu’il a fallu que je mette cette réflexion à plats pour en prendre conscience. (Mais déjà en disant cela je suis en avance sur mon cheminement, parenthèses fermées et que j’ouvrirai plus tard). Je suis donc fasciné par la justesse du travail, l’économie des mouvements. Ils, ces pratiquants appréhendent le combat totalement différemment. Les dégagements de force suscitaient et suscitent toujours un grand intérêt pour moi. Je trouve fascinant de pouvoir rendre visible, une énergie invisible à travers l’accomplissement d’un geste : d’une attaque ou d’une défense.
A cette époque ma principale motivation était d’acquérir cette maîtrise martiale. J’ai rencontré Shigeru Uemura, enseignant en autre du I-Chuan, sur mon lieu de travail. A cette occasion, j’ai eu l’opportunité de voir un aperçu de son savoir faire. Enthousiasmé par sa technique interne, j’ai débuté le I-Chuan. Malheureusement ou heureusement je n’ai pas pu continuer. Cependant, je trouvais l’enseignement très intéressant, notamment les images employaient. Aujourd’hui, je pense que cette forme est difficile à acquérir. Le fait de chercher l’énergie pure, de rechercher à dégager systématiquement cette énergie, alors même que l’esprit, je pense, n’est pas prêt et que le corps n’a rien à dégager. Même si le but des entraînements était de rééduquer l’esprit et le corps. Mais le fait par exemple de tenir des positions pendant très longtemps procurent de nombreuses douleurs. Je ne suis pas apte à dire s’il est nécessaire ou pas de faire ce genre d’exercices. Cependant aujourd’hui, j’ai pu faire la différence avec le taiji style Chen. Ce qui m’a marqué c’est la douceur, la légèreté avec laquelle les exercices sont pratiqués. Quand je parle de douceur c’est pour exprimer, le fait que l’apprentissage ne se fait pas dans la force, dans l’empressement. J’ai l’impression que le corps peut se « reconstruire » peu à peu. J’ai l’impression qu’on nourrit chaque partie du corps de manière continue dans un climat d’apaisement interne. Je ne suis pas à même d’expliquer correctement mon propos. Donc je dirai tout simplement que c’est à mon sens plus naturel, moins traumatisant. Je ressens plus une sorte harmonie, d’équilibre interne. Bien sûr je ne porte aucun critique sur le I-Chuan ou sur les autres formes internes. Mais c’est le constat que j’ai pu faire. Je me suis donc tourné vers le taiji quan grâce à mon professeur d’Arnis. Après un an de pratique de Taiji, mes attentes ont totalement évolué.
Aujourd’hui, si je pratique le Taiji ce n’est plus seulement pour développer des techniques martiales. Je pense que cet aspect des choses est trop réducteur dans la pratique du Taiji quan. Je ne me situe pas non plus dans les personnes qui pratiquent le Taiji pour le bien-être. Même s’il est vrai que le fait de travailler l’énergie interne m’apporte un certain apaisement. Apaisement qui je pense devrait évoluer de par la pratique du Taiji quan. Ayant pratiqué des sports de combat assez durs, j’aspire à développer le côté martial. Cependant, je souhaiterais apprendre la médecine traditionnelle chinoise. C’est un aspect des choses que j’aimerais particulièrement développer. C’est notamment, l’une des raisons qui m’ont poussées à suivre la formation Xin Yi Hun Yuan Taiji quan. Je souhaite tout particulièrement apprendre l’acupuncture. Il me faut donc trouver une bonne formation. Mon objectif serait de faire le lien entre le Taiji et l’acupuncture, c’est-à-dire de développer mon énergie interne afin de la mettre à profit dans l’acupuncture.
O.N (2005, 3 ans de pratiques)
Exécuter des cercles, se tenir debout ! …
La théorie est enfantine, c'est vrai!!! avec le Moi assuré. Ce qui n'est <<Permis>> que par très peu de voies.
C'est tellement vrai que parfois je me retrouve proche des larmes, la simplicité de cette évidence me plonge dans l'émotion. Surement, c’est l'enfant en moi qui est touché.
En même temps, faire un cercle avec le centre et laisser l'onde entrainer le reste du corps, est si complique!! Que je me demande comment j'ai fait pour m'éloigner si loin de l'évidence. Cela me laisse perplexe.
Et quand enfin, l'énergie circule dans le bon sens, le long des axes, guidée par l’intention, c'est vraiment très fort.
(H.K 04/2006, + 3 ans de pratique)
L’année dernière c’est exactement cette période que j’ai appelé My pour annoncer mon envie de reprendre le Taiji quan parce que j’ai vraiment besoin de me décontracter. C’est à ce moment que j’ai découvert la pratique du Hunyuan Qigong. J’ai compris aujourd’hui le rôle important qu’il joue dans l’apprentissage de Taiji quan et commencer à goûter ‘le bien être dans soi » qu’il apporte.
Je saisis mieux le sens de Qigong qui, au paravent, était pour moi quelques choses d’insaisissables. Il n’est finalement pas si difficile à atteindre et je suis bien convaincu de ses effets bénéfiques pour la santé.
Les exemples suivants sont de mes propres expériences:
- J’avais constamment les épaules très crispées du fait d’être toute la journée devant un écran d’ordinateur. Ce qui entraînait souvent des douleurs aux épaules ou pires à des maux de tête. La pratique de Qigong me permet de prendre conscience de cet état crispé dès l’instant de son apparition et de me relaxer très rapidement.
- Maintenant, je n’ai plus des épaules crispées et j’arrive même à maîtriser de maux de tête qui s’annonce (cela arrive de moins en moins).
- J’étais agréablement surprise par l’observation du médecin du Sport lors de ma dernière visite médicale.
Voici ce qu’il m’a dit après m’avoir examiné et fait subir le test Ruffio :
"Vous avez une très bonne récupération cardiaque, quel sport pratiquez vous ? Où vous avez fait cela ?"
N’est ce pas réconfortant pour moi qui avais souvent le problème de souffle en randonnée !
En un mot, le Qigong m’apprend à prendre conscience de mon corps et son interaction avec le milieu extérieur. On apprend à écouter à se relaxer, par conséquent à libérer l’esprit de stress quotidiens. Ce qui constitue une bonne base pour rester serein face à une agression externe.
Ce qui est difficile et en même temps formidable en Qigong et en taiji c'est que la sensation change et évolue tous les jours. Et je crois que tout dépend aussi de son état mental du moment et la durée de la pratique.
N.R (09- 2002, +3 ans de pratique)
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